Yann MIEVILLY : “La politique locale doit redevenir un outil d’émancipation citoyenne” Vous assumez un positionnement politique marqué. D’où vient cet engagement ?
Il vient d’un constat simple : beaucoup de citoyens ont le sentiment que la politique se fait sans eux. J’ai grandi avec l’idée que la démocratie ne peut pas être uniquement représentative, elle doit aussi être participative. Mon engagement repose sur la conviction que chacun doit pouvoir peser sur les décisions qui structurent son quotidien.
Certains parlent d’une crise démocratique. Partagez-vous ce diagnostic ?
Oui, clairement. Il y a une défiance forte envers les institutions, et elle ne vient pas de nulle part. Beaucoup de citoyens ont le sentiment de ne pas être écoutés. La réponse ne peut pas être uniquement institutionnelle, elle doit être culturelle. Il faut recréer des espaces de dialogue, de transparence et de responsabilité partagée.
Pourquoi la scène municipale vous semble-t-elle stratégique ?
Parce que c’est le premier niveau de contact entre la politique et les citoyens. Les décisions municipales touchent directement le logement, l’éducation, les transports, la sécurité ou encore le cadre de vie. C’est aussi l’échelle où l’on peut expérimenter de nouvelles formes de démocratie.
Concrètement, quelles mesures défendriez-vous dans une municipalité ?
Je veux d’abord renforcer la participation citoyenne. Cela passe par des budgets participatifs ambitieux, des consultations régulières des habitants et la création d’instances citoyennes capables d’influencer réellement les décisions. Je souhaite aussi renforcer les politiques sociales locales, notamment en facilitant l’accès au logement et en développant des dispositifs d’accompagnement pour les familles et les publics fragiles. Une ville doit protéger ses habitants, surtout les plus vulnérables.
Les questions environnementales prennent une place centrale dans les débats urbains. Quelle est votre approche ?
La transition écologique ne doit pas être vécue comme une contrainte mais comme une opportunité d’améliorer la qualité de vie. Il faut accélérer la végétalisation des villes et développer des transports plus accessibles et moins polluants. L’écologie doit être populaire et accessible à tous.
La jeunesse est souvent présentée comme éloignée de la politique. Comment la réengager ?
Il faut arrêter de parler de la jeunesse sans lui donner la parole. Je défends la création d’instances décisionnelles dédiées aux jeunes, avec des moyens réels. Il faut aussi investir dans la culture, le sport et l’accès à l’emploi. L’engagement naît quand les jeunes se sentent considérés et écoutés. La sécurité reste un sujet sensible dans les collectivités.
Quelle est votre position ?
La sécurité ne peut pas se résumer à une approche uniquement répressive. Elle doit reposer sur un équilibre entre prévention, présence de terrain et travail social. Une ville plus juste est souvent une ville plus sûre. Il faut s’attaquer aux causes profondes des tensions sociales.
Quel modèle de ville souhaitez-vous incarner ?
Je défends une ville solidaire, démocratique et inclusive. Une ville qui ne laisse personne de côté et qui valorise la diversité de ses habitants. Une ville où les citoyens ne sont pas seulement administrés, mais pleinement acteurs. En une phrase, comment résumeriez vous votre projet politique ? Redonner du pouvoir d’agir aux citoyens et faire de la ville un espace de justice sociale, de participation et d’émancipation collective.
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